Patrimoine historique

D’un point de vue historique, sa situation stratégique à la frontière de la Navarre a fait d’Ataun une commune très importante. Bien qu’elle constitue aujourd’hui un point de passage secondaire, le chemin qui reliait la Navarre à la côte passait autrefois par Ataun.

Cette importance est reflétée par la population du village durant les siècles passés, largement supérieure à la population actuelle. Aujourd’hui, on trouve encore des vestiges de cet illustre passé : palais Zubikoeta (XVII) et Zelaibar (XVI), églises de San Martín de Tours, San Gregorio Magno (XIX) et Santa Isabel (XX), bâtiment de l’hôtel de ville (XVII)... Certains d’entre eux renferment également des trésors tels que l’orgue baroque ibérique de l’église de San Martín, l’un des plus importants des 7 orgues baroques du Guipúzcoa,ou l’autel de la Renaissance.

En remontant plus loin dans le passé, on note les dolmens laissés par les premiers habitants (sites mégalithiques d’Aralar et d’Ataun-Burunda) et les vestiges de grottes comme Pikandieta ou Limurita, les restes de l’ancienne chaussée romaine de Berrenoa... On peut également visiter de nombreux parages découverts et présentés par l’ataundar Joxemiel Barandiaran.

Suivant la tradition, on a conservé les bergeries, le câble qui fut si important pour Ataun et son fonctionnement et les fours à chaux, pour qu’ils nous aident à comprendre le mode de vie du passé. On a aussi conservé, évidemment, le trésor recueilli par Joxemiel, qui fait la fierté des habitants d’Ataun et que l’on peut découvrir au Musée Barandiaran : le monde mythologique.


Emplacement
Eglise de San Martín de Tours.
Contact
Tel.: 943 18 00 11
Adresse électronique : kultura@ataun.net

Orgue d’Ataun


Dolmens et grottes

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  • Schiste d’Aitxu
  • Dolmen de Berrenoa
  • Dolmen d’Intsusburu
  • Grotte de Sarastarri
  • Fenêtre de la grotte de Sukaldezar
  • Grotte de Malkorburu

Ataun regorge de vestiges préhistoriques ; on y trouve de nombreux dolmens et grottes pleins d’outils laissées par des êtres humains il y a des milliers d’années. Les sites mégalithiques d’Aralar et d’Ataun-Burunda offrent la possibilité de se promener dans les montagnes Arantzazumendi, Lizarrusti/Aietsu et Ubegi de dolmen en dolmen, de découvrir les demeures des jentil comme le mur d’Urrezulo, Praalata, Larreluze, Intsusburu et bien d’autres et de découvrir l’environnement des premiers agriculteurs et bergers.

Mais Ataun offre des vestiges plus anciens encore, puisqu’on y trouve les vestiges humains les plus anciens d’Aralar dans la grotte d’Usategi. Ces premiers vestiges datent d’il y a 27 000 ans ; des vestiges plus récents ont également été découverts dans les grottes de Pikandieta, Kobazar, Armontaitz et bien d’autres. La grotte la plus connue d’Ataun reste toutefois celle de Troskaeta, grâce à un développement de plusieurs kilomètres et les ossements d’un ours Urdus Spelaeus qui y ont été trouvés. Ainsi la ville Ataun regorge-t-elle de grottes et de dolmens ; la présence de l’homme préhistorique y est donc bien palpable.


Chaussée de Berrenoa

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  • Chaussée de Berrenoa
  • Chaussée de Berrenoa

La route qui traverse actuellement Ataun est assez récente. Elle fut construite au XIXème siècle et n’a pas l’ombre de l’importance revêtue par l’ancien chemin. En effet, avant la création du réseau routier actuel, de part sa nature de lieu de passage entre deux territoires, on a toujours assimilé à Ataun un caractère de "porte”.

L’ancien chemin qui unissait le Guipúzcoa et la Navarre passait par le col de Berrenoa, traçait l’itinéraire Atxurrenea-Ergoiena-San Gregorio-Arrondo-Astigarraga-San Martín et rejoignait à Igartza l’ancien réseau routier du Guipúzcoa.

C’était un chemin emprunté par les chariots, puisque le transport était réalisé par les ânes et les chevaux. Il reste aujourd’hui des traces de ce chemin, tels que les vestiges de la chaussée de pierre construite au Moyen Age que l’on peut observer à Berrenoa.


Bergeries

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  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries
  • Bergeries

Les bergeries servent à abriter le troupeau la nuit et à héberger le berger. Elles sont souvent accompagnées d’une cabane qui sert de refuge au berger lorsqu’il monte aux pâturages de montagne, l’été.

Les bergeries sont souvent situées sur des lieux protégés, à l’abri des courants d’air, dans un creux ou contre un rocher. Chaque bergerie possède habituellement une hutte ou plus qui sert de demeure pour les bergers. Elles comprennent en plus des enclos, des potagers, des étables ou des lieux de traite des brebis, etc. Au Pays Basque, divers types de bergeries ont été développés ; nous nous intéresserons pour notre part à la zone d’Ataun et d’Aralar. Ici, on recouvre aujourd’hui les toits de tuiles, mais autrefois, lorsque la tuile était interdite, les toits étaient faits de paille, à deux versants et sans trop de pente. La porte d’entrée se trouve sous la partie la plus haute et il n’y a pas de fenêtres. La cabane est souvent divisée en trois parties : la première partie “couverte” à l’entrée, qui sert de cuisine et dans laquelle on entrepose les outils pour la fabrication du fromage. Puis vient la chambre à coucher, le lit étant généralement fait de bruyère. Enfin on trouve la fromagerie, pleine d’étagères ou de tissus. Les toits sont en bois et le sol est généralement fait de terre battue, bien que l’on trouve également des sols recouverts de dalles ou de bois. Par ailleurs, la cabane comporte souvent une partie en pierre nommée étable ou salle de traite, servant à abriter le troupeau la nuit ou à le traire.

A Ataun, on trouve encore des ruines d’anciennes bergeries. Si vous approchez de la zone d’Agautz, vous verrez plusieurs cabanes et étables dans un paysage inégalable.


Câble

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  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble
  • Câble

Ce câble fut développé dans de très rares villages, puisque le système est étroitement lié à l’orographie. A Ataun, il représenta une grande évolution et remporta un vif succès parmi les habitants. Il sert aujourd’hui à transporter de l’herbe. Une étude réalisée en 1996 comptait 197 câbles ; il en reste 32 sur pied et seuls 17 sont utilisés. En effet, dans les années 1950, les systèmes tracteurs s’étendirent parmi les fermiers et, lorsque l’industrialisation introduisit le pin, l’usage du câble commença à faiblir.

Le câble est un système de transport créé pour faciliter les travaux agricoles. Le village d’Ataun est situé dans une vallée creusée par le fleuve Agauntza et ses affluents ; on trouve de fortes pentes sur de très courtes distances. L’aspect abrupt du terrain fit que la plupart des fermes furent situées sur des flancs de montagnes, créant ainsi des quartiers ; l’herbe et les feuilles mortes devaient donc être apportées des sommets des montagnes, d’une façon ou d’une autre. Par le passé, les matières premières nécessaires étaient descendues par des chevaux ou sur le dos des agriculteurs, car il n’existait pas encore de pistes pour les chariots. Ce fut ainsi jusqu’au XXème siècle, puisque, dans les années 1920, les habitants d’Ataun commencèrent à utiliser le câble pour faciliter leurs travaux. Le câble s’adapta parfaitement à la vie des habitants d’Ataun, au point de devenir le système de transport de produits agricoles principal, grâce aux pentes de la vallée. Le succès du câble fut tel qu’il donna naissance au métier de câblier.


Fours à chaux

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  • Four à chaux d’Egitxiki
  • Four à chaux d’Olaluzeaga
  • Entrée supérieure du four à chaux d’Olaluzeaga

La production de chaux fut développée à Ataun pendant 5 siècles. A l’époque, la chaux était un élément fondamental de survie, puisqu’elle était nécessaire pour les carrières, la maçonnerie et l’agriculture. La production de chaux nécessitant comme seuls matériaux la pierre et le combustible, tout le travail pouvait être réalise sur place, à Ataun [2].

La chaux est un fertilisant ou un élément précieux pour la construction, qui surgit en cuisant la pierre calcaire dans un trou. A Ataun, il existait trois types de fours à chaux: des trous creusés dans le sol, des réservoirs et des fours.

Les trous creusés au sol représentèrent le premier système de production de chaux ; il n’en existe aujourd’hui plus aucun. Malgré son ancienneté et sa pénibilité, ce système produisait la chaux la plus pure. Partout où il y avait de la pierre (calcaire) et du combustible (ajonc, bruyère, branches...), on creusait un trou de 5-6 mètres de diamètre et d’un mètre de profondeur dans le sol. Au fond, on plaçait le combustible, puis, tout comme dans les fours à charbon, on construisait la porte ou la bouche de feu et la cheminée et on couvrait tout le reste. Le secret d’une bonne chaux était de maintenir le feu avec patience, en introduisant du combustible petit à petit.

Puis vinrent les réservoirs, plus connus en d’autres lieux comme fours à chaux ou trous à chaux. Ils constituèrent une avancée importante puisqu’ils n’exigeaient plus de maintenir le feu et qu’ils pouvaient être placés près des maisons. Toutefois, cela resta un travail de voisinage, car le besoin de transporter les pierres et le bois au four à chaux restait pénible. Le secret de cette technique était d’adapter le four à chaux pour ne brûler que le bois et la pierre sans aucun problème. Cependant, malgré cette avancée, ce type de fours ne donnait pas une chaux aussi pure que celle obtenue dans les trous creusés au sol. L’un des rares réservoirs toujours conservés se trouve près de la ferme Amundarain.

Enfin on vit apparaître les fours, qui permettaient une production continue de chaux (nocturne et diurne). Les fours à chaux qui existent actuellement à Ataun sont de ce type. Ils possédaient deux points d’entrée principaux : d’une part, la porte du feu, pour allumer et mettre en marche le four à chaux ; d’autre part, la porte de recharge, par laquelle on ajoutait de la pierre et du combustible en fonction des besoins. Il reste aujourd’hui cinq fours à chaux sur pied [1] : Sukia, Urrestarazu-Garakoa, Baztarrika-Garakoa, Olaluzeaga et Errazti borda de Lizarrusti ; celle d’Olaluzeaga peut être visité.


Bâtiments d’intérêt

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Palais Zubikoeta (XVII)

Palais construit par le général Gabriel de Zubikoeta. Le bâtiment présente un toit à quatre versants et un étage carré dont les quatre faces sont visibles. Deux tours carrées plus hautes sur la partie avant du bâtiment fendent le toit. Les murs sont en pierre, ravalés et peints. La façade avant porte un blason en son centre. La toiture présente une structure de bois pouvant être observée depuis le grenier.

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Eglise de San Martín de Tours (XVI-XVII)

Elle fut construite à la place de l’ancienne église (XIII). L’autel principal n’est pas orienté vers l’est comme de coutume, mais vers l’ouest, compte tenu des différentes constructions et modifications survenues au cours du temps. La partie frontale fut entamée au XVIème siècle et possède une fermeture de piliers et de poteaux de bois couverts de planches. Au XVIIIème siècle, elle fut démolie et la seconde section fut construite. Ainsi, en 1730, le maître architecte Domingo Bernardo de Arabia construisit la tour et Francisco Auzmendi construisit le chœur entre 1750 et 1752 en suivant les plans d’Ignacio Ibero. La partie frontale date toutefois de 1833. La maison de Lazkao voulut se l’approprier au XVIème siècle mais les voisins firent appel aux tribunaux et le procès de 1851 donna raison au peuple. Sa façade possède un blason : un château avec, en son centre, un guerrier, probablement témoin de l’ancien château qui existait à Ataun.

Les assemblées de voisinages avaient lieu sur le portique de l’église jusqu’à la création de la Mairie ou Conseil en 1658. Jusqu’en 1808, les défunts étaient enterrés dans l’église ; en effet, cette année-là, une loi interdisant les enterrements dans les églises fut promulguée.

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Jentilbaratza

Les vestiges de l’ancien château se trouvent sur le premier sommet de montagne d’Aizkoate, sur la carrière, à une altitude de 480 m. Entre les XIème et XIVème siècles, ce fut un lieu de grand intérêt puisqu’il représenta au Moyen Age un lieu de passage important, durant le conflit entre la Castille et la Navarre. Un fort contrôlait la frontière entre les deux royaumes ; il était sans doute lié au pâturage, et c’est certainement cela qui fut à l’origine de la légende selon laquelle il fut la demeure des jentil. Les jentil composaient une race forte et sauvage ; ils refusaient de se convertir au christianisme mais ils eurent de nombreux contacts avec les habitants du village d’en dessous.

Le roi Alfonso VIII de Castille arracha aux navarrais le château d’Athagun ou Athavit en l’an 1200, mais le château revint aux navarrais en 1261. En 1279, il fut assiégé par des troupes du Guipúzcoa, qui durent cependant lever le camp et fuir à l’arrivée des renforts navarrais. Une inspection de 1294 nous apprend qu’il fut brûlé à cette époque, signe qu’il était principalement construit de bois, mais il fut reconstruit. En 1335, les troupes du Guipúzcoa tinrent à nouveau le château assiégé pendant deux mois. En 1378, par ordre du roi de Navarre et après la guerre menée contre la Castille, le château d’Ataun, considéré sans valeur, fut détruit. Il n’en reste depuis aucun témoignage et le fort est arrivé jusqu’à nous sous le nom de Jentilbaratza, plein de légendes sur les jentil.

Joxemiel Barandiaran entama ses recherches à Jentilbaratza. En 1916, il y trouva des ustensiles, des clous et des morceaux de fer oxydés, des morceaux d’épée, trois pointes de lances et deux pièces de monnaie du XIIème siècle. Apparemment, on dominait d’ici toute personne qui transitait par les environs, puisque les vestiges trouvés sont liés à la guerre et à la lutte. En 1928, deux gardes forestiers trouvèrent un anneau d’or romain au fond du ravin du château ; un aigle était gravé sur sa base ; il fut probablement utilisé dans le château et tomba dans ce ravin. Il reste encore aujourd’hui sur le sommet un gros morceau de mur, plus précisément un morceau de la muraille occidentale, ainsi qu’un beau trou creusé dans la roche pour conserver de l’eau, en excellent état (citerne de 2,5 x 4 m). A côté, légèrement plus bas, on peut voir un œil de grotte dans le ravin sud du rocher ; d’après Barandiaran, une sorte de fenêtre s’ouvre vers le ravin oriental. Il semble que la grotte ait été reliée au château, puisque des marches ont été creusées dans la roche pour pouvoir l’atteindre.

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Santo Calvario (XVI)

Il se trouve dans le quartier d’Astigarraga. Il fut créé par Pedro Ortiz de Telleria, qui fut recteur actif de la paroisse. Sur un document de 1619, on peut lire la mention suivante : a été demandé “un permis pour construire une église sur le Mont Calvaire…”. De même, Ortiz de Telleria déclare sur son testament de 1632: “…sur le Mont Calvaire, j’ordonne deux messes pour le repos de mon âme… puisque je l’ai fait construire pour la Confrérie de la Sainte Croix”.

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Pont d’Astigarraga

Le prestigieux entrepreneur Migel Imaz Apalategi participa à la construction de ce pont. Les travaux furent achevés en 1921 et le résultat fut un pont d’une très belle structure : deux boules de béton de chaque côté (il en manque une aujourd’hui) et, sur l’élément central, une sculpture aux pattes d’animal et au corps humain (les inondations de 1953 en emportèrent une griffe). Parmi les œuvres les plus importantes de Migel Imaz Apalategi, citons l’Hôtel María Cristina, le Théâtre Victoria Eugenia et le CasinoGranKursaal.

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Ferme Perunezar

Maison natale de Joxemiel Barandiaran. J. Barandiaran naquît le 31 décembre 1889.

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Sara (XX)

Ferme dans laquelle vécut Joxemiel Barandiaran. Pendant 17 ans, Joxemiel s’exila au Pays Basque Nord (1936-1953), dont les 13 dernières années dans la maison Bidartea de la ville de Sare. Avant de retourner à Ataun, il construisit la ferme Sara (1952) qui avait la même apparence que la ferme Bidartea. Il y vécut jusqu’à sa mort (1991).

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Palais Zelaibar (XVI)

L’une des tours du Seigneur de Lazkao. Ce bâtiment présente un toit à quatre versants dont les quatre faces sont visibles. Ses murs sont en pierre et on observe des chaînes d’angle en pierre de taille. Les fenêtres et les portes sont très petites ; elles sont arquées et présentent des dessus de portes. L’entrée de l’une des façades est en arc pointu et l’autre est en arc en demi-cercle. Les deux forment une double entrée.

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Eglise de San Gregorio Magno (XVI)

Elle est située sur un rocher, à l’ouest du sentier Arrate. Autrefois, la chaussée vers la Navarre passait par là avant de poursuivre par le col de Berrenoa. Au départ, ce fut un ermitage. Sur des documents de 1535 on mentionne deux “…ermitages de San Gregorio et de San Sebastian…”. Elle a été reconstruite plusieurs fois, notamment en 1893, où elle prit son corps actuel.

Le temple, construit sur un fort médiéval, appartenait au seigneur de Lazkao. Son étage est en croix et il fut d’abord un ermitage (sa première mention écrite date de 1535. En 1794 il devint paroisse et l’on décida qu’il fallait construire une nouvelle église, c’est pourquoi on le renouvela et l’agrandit) ; on lui ajouta par la suite plusieurs nouveaux corps. L’église a aujourd’hui des murs de pierre non taillée et on trouve à l’intérieur des contreforts. Le toit est à deux versants, tours mises à part. Elle a des allures de fort robuste.

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Eglise de Santa Isabel (XVI)

Elle se trouve dans le quartier d’Aia. Il y avait autrefois une autre église (construite en 1794), mais elle brûla en 1825. Les voisins décidèrent de construire une nouvelle église, ce qui fut fait entre 1911 et 1913 grâce à un travail de voisinage et chacun y investit plus de cent heures et 200 pesetas.

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Moulin Larruntza (XV)

Fondé au XVème siècle. Le complexe hydraulique de Larruntza se trouve dans le quartier de San Gregorio et capte l’eau des fleuves Agauntza et Lauztierreka. Cet ensemble, qui a fonctionné durant six siècles, est composé de deux moulins, d’une forge, d’une scierie, d’une centrale hydroélectrique et des infrastructures nécessaires à la mobilisation de ces éléments –deux barrages, deux canaux, deux canaux d’irrigation, etc-.

Cependant, sur cette longue période, tous les éléments n’ont pas fonctionné simultanément ; le développement et les rythmes de chaque élément ont été très différents : moulin, puis moulin et forge, puis moulin et petit moulin, turbine et scierie.

Le moulin est plus ancien que la forge, l’implantation de la forge ayant profité de l’infrastructure du moulin. La première mention du moulin date de 1408 et celle de la forge de 1489. La vie de la forge a donc été plus brève puisqu’elle cessa de fonctionner en 1697, malgré la poursuite du fonctionnement du moulin et du petit moulin. Le moulin fonctionnera jusqu’au début du XXème siècle, période à laquelle l’eau fut canalisée par le tube de la turbine. La turbine fut construite en 1929. A cette date, son fonctionnement évolua ; il cessa de moudre du grain et sa machinerie fut adaptée à la charpenterie et à la scierie.

Afin de récupérer et de protéger le patrimoine d’Ataun, la mairie a développé ces dernières années de nombreuses initiatives au moulin Larruntza et dans les environs.

En 1998 et 1999, des travaux de voisinage furent effectués pour nettoyer et mettre en ordre l’environnement. En 2000, une partie du petit moulin fut rénovée. En 2001 on chargea la Société des Sciences Aranzadi de réaliser des recherches archéologiques et, enfin, en 2002, l’acquisition du complexe de Larruntza dans son ensemble fut close ; il appartient donc actuellement à la Municipalité.

La première mention du Moulin Principal datant de 1408, l’on peut aisément imaginer les nombreux évènements dont il a été témoin durant ces six siècles. Cependant, sur cette longue période, tous les éléments n’ont pas fonctionné simultanément ; le développement et les rythmes de chaque élément ont été très différents.


Bibliographie

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  • Aranburu, P.J. 2003. Ataungo ogibide historikoen edo artzaintza, nekazaritza, basogintza, errota, eraikuntza eta zerbitzuen kulturazko eragin nagusia bertako ETNOSAren historian, XIV-XX mendeetan. VII. Ataun Aztergai Beka. Ataungo Udala.
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